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À Bangui, un collectif de survivantes de violences basées sur le genre prend la parole et s’émancipe grâce à l’art sous des formes multiples : musique, slam, théâtre et arts visuels. Une initiative qui vise à faire entendre des voix trop souvent réduites au silence.



L‘art pour briser le silence sur les violences faites aux femmes
En République centrafricaine, les violences basées sur le genre (VBG) ont considérablement augmenté ces dernières années, exacerbées par les crises politiques, la violence armée et les inégalités sociales. Malgré les efforts des ONG et des institutions, de nombreuses victimes restent silencieuses, emprisonnées par la stigmatisation et la peur.
L’ONG Mouvement des Survivantes en Centrafrique (MOSUCA), lance une initiative artistique innovante dans le 5e arrondissement de Bangui. MOSUCA est descendue dans les rues pour faire connaître le mouvement et appeler les habitant·es à prendre part à cette initiative. Puis, en combinant plusieurs formes d’art – slam, musique, théâtre et arts visuels – ce projet offre aux survivantes un espace sûr d’expression et de reconstruction.
survivantes engagées
disciplines artistiques mobilisées
des femmes sont analphabètes en RCA
Au cœur de cette initiative, 25 survivantes, dont 15 ayant déjà brisé le silence, participent à une série d’ateliers artistiques pour explorer différentes formes d’expression. Pendant dix jours, sous la direction d’artistes professionnels, elles s’initient au théâtre, à la musique, au slam et aux arts visuels, transformant leurs émotions et expériences en créations artistiques.
Parallèlement, un documentaire, réalisé par Elvis Sabin Ngaibino, suit leur parcours, capturant leurs témoignages et leur engagement dans le processus créatif.
Enfin, une exposition et une performance publique à l’Alliance française de Bangui viennent clore cette aventure artistique, mettant en lumière les œuvres produites et permettant aux survivantes de partager leurs histoires avec la communauté et les acteurs locaux. Ce moment fort, en présence des autorités et des médias, vise à mettre ces sujets au cœur de l’action publique et à briser les tabous autour des VBG. Il montre aussi la force de l’art.