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A Cayenne, des jeunes et leurs aînés conjuguent leurs imaginaires pour façonner la ville de demain : une expérience collective pour partager utopies urbaines et récits communs.



Guyarécits
Recouverte à 90 % de forêts primaires, de mangroves et de savanes, la Guyane abrite une biodiversité parmi les plus riches et les plus vulnérables au monde. Sa population, estimée à 300 000 habitants en 2023, a doublé en vingt ans. La forte croissance démographique accentue les déséquilibres économiques, sociaux et territoriaux. Les services essentiels restent inégalement répartis entre le littoral et l’intérieur des terres, tandis que le développement économique repose largement sur l’exploitation des ressources naturelles, alimentant débats et tensions. Cette dynamique se déploie dans une société profondément plurielle, où peuples amérindiens, communautés bushinengues, Brésiliens, Haïtiens et Surinamiens cohabitent : autant de manières différentes de vivre, de penser et d’habiter ce territoire fragile et foisonnant.
% du territoire couvert par la forêt amazonienne
habitants en 2023, soit un doublement de la population en 20 ans
spectacle vivant et 1 recueil de récits et illustrations
Le projet Guyarécits, porté par le réseau Graine Guyane en partenariat avec la compagnie de théâtre Idahun et l’illustrateur Olivier Copin, propose, avec cette initiative Metis, d’explorer de nouvelles formes de développement pour imaginer un avenir désirable et respectueux des différentes manières de vivre.
A Cayenne, des élèves du lycée polyvalent de Balata, spécialisé dans la communication visuelle, collaborent avec des résidents d’un Ehpad pour concevoir la ville amazonienne de demain : une cité durable où infrastructures, biodiversité et vie humaine cohabitent harmonieusement.
Cinq ateliers réunissent une vingtaine de participants autour de l’urbanisme, de l’eau, de l’alimentation, de la biodiversité, de la santé, mêlant conférences, tables rondes, films, lectures, visites et témoignages. Ces échanges stimulent l’imaginaire et font émerger de nouvelles utopies urbaines.
Parallèlement, les ateliers créatifs permettent aux participants de mettre en mots leurs récits avec la compagnie Idahun, puis de les transformer en images et décors avec Olivier Copin. Une résidence artistique d’une semaine donne ensuite corps à ces histoires dans un spectacle vivant, où les illustrations se fondent dans des décors retravaillés avec les élèves du lycée.
Le projet se conclut par une représentation publique à Cayenne, ouverte aux habitants, élus et partenaires, avant que le spectacle ne circule sur le territoire et que les récits et illustrations soient rassemblés dans un recueil destiné à une diffusion plus large.