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Jadis reconnue pour la pureté de ses eaux et l’abondance de ses ressources marines, la baie de Hann, non loin de Dakar, est ravagée par la pollution. Les déversements industriels, accumulation de déchets plastiques et rejets domestiques menacent la biodiversité ainsi que les activités de pêche. Face à cette urgence écologique et cette menace économique et sociale, en parallèle des initiatives de dépollution mises en place, le sculpteur Serigne Gorgui Mbaye, la plasticienne Nadia Maya Mandine et l’association Gaïa imaginent une paire d’oreilles géantes…



À l’écoute de la mer
La baie de Hann est aujourd’hui l’un des sites les plus pollués du Sénégal. L’impact de cette pollution est multiple : les pêcheurs voient leurs prises diminuer, les femmes transformatrices luttent pour maintenir leur activité et les populations locales, directement exposées à ces eaux dégradées, sont confrontées à des risques sanitaires accrus. La pollution plastique, en particulier, étouffe la vie marine et dégrade les plages qui étaient autrefois des lieux de rencontre et d’échange. Cette situation, qui s’aggrave au fil des ans, souligne l’urgence d’une prise de conscience collective et d’actions concrètes pour restaurer et préserver cet environnement fragile.
participants : Membres de la communauté impliqués directement dans la création de l’œuvre
jeunes et enfants : Sensibilisés à la pollution marine à travers le programme WeekEco
de l’industrie manufacturière sénégalaise est située le long de la baie de Hann et rejette ses déchets dans l’eau
Pendant huit semaines, des ateliers éducatifs et créatifs ont impliqué une cinquantaine d’habitants dans la conception d’une sculpture : que représenter, où, comment… ? Parallèlement, 300 jeunes et enfants participaient à des ateliers créatifs et pédagogiques : projections documentaires, discussions, activités artistiques et séances de sensibilisation à la gestion des déchets.
Les municipalités de la Baie de Hann ainsi que les principaux leaders communautaires ont été étroitement associés au projet.
L’initiative s’est achevée par une cérémonie de présentation de l’œuvre, rassemblant habitants, acteurs locaux et partenaires institutionnels.
La sculpture servira de point d’ancrage pour des actions futures en faveur de l’environnement et marque la première étape de la réhabilitation des plages de la baie.
Installée dans un lieu où beaucoup d’habitants de Hann Bel Air se retrouvent, la paire d’oreilles ne perd pas une miette de ce qui se dit et rappelle à chacun, avec délicatesse, combien il est urgent d’être à l’écoute de la mer.