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Au cœur des Sundarbans, la plus grande forêt de mangroves du monde, au Bangladesh, des artistes et des villageois·es unissent leurs imaginaires à travers une œuvre collective – autour de deux symboles protecteurs : le Nojor Phôta et le poisson à vœux.




Le voyage du poisson-à-vœux
Les communautés du delta du Gange au Bangladesh vivent en étroite relation avec la nature. Leur vie est liée à l’océan pourtant invisible. Protégées par la forêt de mangroves mais exposées aux tempêtes, à la montée des eaux et à l’érosion, elles adaptent leur quotidien au rythme des saisons : salinité et chaleur extrême en été, inondations pendant la mousson, reconstruction en hiver. Dans ce cycle instable, traditions et rites locaux restent essentiels pour affronter les bouleversements.
jours d’atelier créatif avec la communauté locale
court-métrage d’animation et une vidéo documentaire
personnes, dont 40 enfants, ont participé aux ateliers
Neuf artistes sont allés à la rencontre des habitant·e∙s de Dhangmari. Ensemble, ils ont fait émerger une œuvre ancrée dans un symbole culturel commun : le Nojor Phôta, ce rond noir protecteur dessiné sur le front des enfants pour les protéger des mauvais esprits. Entre conte et réalité.
« Le jour-dit, une centaine d’habitants du village de Dhangmari placent avec amour et attention un nojor phôta [un point noir sacré] sur les êtres et les choses qu’ils veulent protéger : arbre, rizière, eau, épinards, maison, certificat de naissance de l’enfant…
Cette nuit-là, une fois la communauté endormie, les nojor Phôta se rassemblent et s’unissent pour former un grand Poisson à vœux… »
Birth of a Wish Fish est une œuvre d’art performatif qui combine l’élaboration participative d’une histoire, la fabrication d’une œuvre et son installation. Le projet s’est déroulé sur plusieurs mois et s’est conclu par une exposition en plein air, à Dhangmari, qui présentait les créations des artistes et des villageois·es : peintures, objets rituels, photos, lectures, performances, récits sonores et une publication animée en réalité augmentée. Une soixantaine de participants, de 6 à 72 ans, ont pris part aux ateliers.
Cette exposition sera présentée ultérieurement à Dacca, la capitale du pays. Ce projet révèle une richesse culturelle menacée mais bien vivante, portée par des habitant·e∙s profondément attaché·e∙s à leur territoire.