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À Jakarta et dans quatre autres grandes villes indonésiennes, de jeunes activistes, artistes et membres d’organisations environnementales s’unissent pour créer d’immenses monstres de plastique, symbolisant l’urgence de la lutte contre la pollution plastique. Cette initiative participative allie art, engagement et action environnementale, impliquant des milliers de personnes dans un mouvement national.



Les jeunes Indonésiens s’attaquent aux monstres de plastique
L’Indonésie, pays de plus de 250 millions d’habitants, fait face à un défi environnemental majeur. En tant que deuxième plus grand contributeur mondial à la pollution plastique, le pays génère 3,2 millions de tonnes de déchets plastiques non gérés chaque année, dont 1,3 million de tonnes finissent dans l’océan. Malgré l’urgence de cette crise, des études montrent qu’une grande majorité d’Indonésiens ne perçoivent pas pleinement la gravité du changement climatique.
Depuis 2017, la fondation EcoNusa, organisation environnementale de premier plan, travaille à combler ce manque d’information en combinant plaidoyer écologique et expression artistique. À travers des initiatives d’envergure comme les Youth Actions for Climate, EcoNusa a inspiré des dizaines de milliers d’Indonésiens à agir. Cette deuxième édition de la marche pour le climat appelait la jeune génération citadine du pays à s’unir contre le fléau plastique.
La Plastic Monster Parade s’est tenue le 28 octobre 2024, coïncidant avec la Journée de la Jeunesse. Cet événement national a mis en avant cinq monstres en plastique géants, chacun fabriqué à partir de 250 kg de déchets plastiques et qui ont défilé à Jakarta, Pontianak, Makassar, Ambon et Sorong.
Des artistes locaux, des jeunes bénévoles et des défenseurs de l’environnement ont animé des ateliers et activités dans les mois précédant le défilé, aux côtés d’ONG comme GreenPeace. Ces actions comprenaient des formations sur les marques de plastique pour identifier les principaux pollueurs, des sessions créatives pour concevoir les monstres, ainsi que des campagnes d’engagement public pour souligner l’urgence d’une gestion durable des déchets.
Avec plus de 67 000 participants, soit le double de la parade précédente, ce mouvement a permis d’encourager la responsabilité collective et vise à influencer les politiques publiques pour un avenir « sans » plastique.