République démocratique du Congo | 2024 | Danse

Mambamutu – Les sirènes du lac Kivu

Sur l’île d’Idjwi, dix femmes et jeunes filles transforment leurs gestes du quotidien en une performance chorégraphique et musicale, inspirée des légendes congolaises. Une initiative qui affirme leur présence dans la société et valorise leur relation intime avec l’eau du lac Kivu.

05 - Égalité entre les sexes06 - Eau propre et assainissement10 - Inégalités réduites14 - Vie aquatique

Mambamutu – Les sirènes du lac Kivu

Des femmes invisibles se transforment en sirènes

L’île d’Idjwi, située au cœur du lac Kivu, est un territoire isolé où les femmes portent le poids du quotidien. Elles assurent l’approvisionnement en eau, le commerce du poisson et le soutien économique des foyers. Pourtant, elles restent invisibles, enfermées dans des rôles qui ne leur accordent ni reconnaissance ni espace d’expression.

Artiste
Florence Bermond, Darel Longundu, Thomas Lusango
Partenaires
Rebuild Women Hope, Institut Français (potentiel partenaire), ONG Life through Arts
Participants
10 women and girls, 6 seamstresses
Agence
AFD RDC

Une chorégraphie de l’eau, une voix pour les femmes

10

femmes et jeunes filles impliquées

200

spectateurs lors de la performance

6

ateliers de création chorégraphique, musicale et textile

C’est dans les gestes rituels et les légendes locales que l’initiative Mambamutu puise pour construire une performance collective. Aux côtés des artistes Florence Bermond, Darel Longundu et Thomas Lusango, dix participantes transforment leurs mouvements quotidiens en langage chorégraphique. Puiser l’eau, vendre le poisson, porter des charges épuisantes deviennent des gestes de force et de revendication. La sirène Mambamutu, figure mystique protectrice des femmes, prend vie à travers elles, leur offrant un espace pour exister autrement.

Chanter, danser, créer des costumes : chaque aspect de cette création est un acte de réappropriation. Le chœur des femmes entonne des paroles inspirées de la légende de Mambamutu, accompagnées par des percussions vibrantes. Des couturières locales imaginent et fabriquent des costumes inspirés des eaux du Kivu, prolongeant le geste artistique jusque dans la matière textile. Cette fusion entre arts vivants et récit populaire est une invitation à voir ces femmes non plus comme des silhouettes ordinaires, mais comme des figures essentielles à la vie de l’île.

Participante du projet

« Danser nos gestes quotidiens, c’est révéler ce que nous sommes et ce que nous portons en nous. »

Participante du projet

« Avant j’étais timide, mais aujourd’hui j’arrive à aller vers d’autres gens et à faire des rencontres. J’ai fait de nouvelles connaissances et je commence à me sentir bien, je suis beaucoup plus à l’aise et maintenant je sais danser. »
Une participante du projet Mambamutu »

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