Bénin | 2024 | Danse

Un pas de danse vers l’égalité

La danse, un levier d’inclusion sociale ? Au Bénin, l’association Beeworkers le démontre, permettant aux jeunes, en particulier les femmes et les personnes en situation de handicap, de s’exprimer, de gagner en estime de soi et de lutter contre les discriminations.

04 - Éducation de qualité05 - Égalité entre les sexes10 - Inégalités réduites

Un pas de danse vers l’égalité

« UN » pour égalité et inclusion

Quand un projet s’intitule « UN », nul doute qu’il répond à des enjeux d’égalité et d’inclusion. Au Bénin, les jeunes, notamment les femmes et les personnes handicapées, sont confrontés à des difficultés d’accès à l’éducation et aux opportunités professionnelles, corrélées à une stigmatisation permanente. Face à ces défis, le collectif de danseurs Beeworkers propose un projet audacieux qui s’appuie sur la danse pour favoriser l’émancipation et la mixité sociale.

Artiste
Bahir Al-Hadj Doucoure Sylla, Collectif Beeworkers
Partenaires
Collectif Beeworkers, École inclusive Louho de Porto-Novo
Participants
30 jeunes avec et sans handicap
Agence
AFD Bénin

Une dynamique collective pour l’inclusion

7

semaines d’ateliers de danse inclusifs

30

jeunes participants avec et sans handicap

49

heures d’ateliers de danse dispensées au total

Beeworkers, collectif de danseurs reconnu au Bénin, est à l’initiative du projet, aux côtés du chorégraphe Bahir Al-Hadj Doucoure Sylla. Depuis sa création en 2013, cette association a formé plus de 500 jeunes à la danse, en mettant un point d’honneur à transmettre des valeurs d’égalité et de cohésion sociale. Le projet « UN » est mené en collaboration avec l’école inclusive Louho de Porto-Novo, un établissement modèle en matière d’éducation bilingue (français et langue des signes), garantissant une intégration optimale des jeunes malentendants. Pendant sept semaines, 30 jeunes avec et sans handicap suivent des ateliers de danse dirigés par des chorégraphes professionnels, parmi lesquels Prudence Ogah, Emmanuel Agonmankpa, Ulrich Tito, Ezéchiel Dohoungue, Smith Zannou et Albert Dagahoue. Ces sessions de formation réparties en groupes mixtes mêlent différents styles (contemporain, traditionnel, afro et urbain) et aboutissent à une création collective, présentée d’abord à l’école Louho, puis dans trois autres écoles partenaires. En parallèle, un court-métrage documentaire de 12 à 20 minutes capture les moments forts du projet. Il met en lumière le processus créatif, les témoignages des participants et leur transformation personnelle, avec une projection prévue lors des restitutions publiques.

Prudor Ogah, Artiste danseur chorégraphe

« La danse permet d’explorer assez d’émotions et d’expériences de manière non verbale. Ça devient donc un avantage – pour un coach ou un chorégraphe sur ce genre de projet – d’enseigner à un sourd ou à malentendant, parce que la danse, c’est d’abord s’exprimer de manière non corporelle, sans parler. Le sourd s’exprime par des gestes et non de manière verbale. »

Prudor Ogah, Artiste danseur chorégraphe

Exaucé Agboyidou, Participant au projet

« Avant, j’étais timide, j’avais honte de danser devant le public. Maintenant, je sais bien danser, grâce à Un : égalité et inclusion. »

Exaucé Agboyidou, Participant au projet

Bahir Al-Hadj Doucoure Sylla, Chef de projet et Artiste danseur chorégraphe

« Nous sommes dans une société où l’égalité et l’inclusion ne sont pas une réalité pour tous. Nous avons remarqué que certains groupes – en particulier les jeunes filles et les personnes en situation de handicap – sont souvent laissées en marge. »

Bahir Al-Hadj Doucoure Sylla, Chef de projet et Artiste danseur chorégraphe

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